Traditionnellement, dans le yoga Iyengar®, toute séance de yoga commence par le chant du om ou āuṁ, suivi de l’hymne à Patanjali, et parfois d’autres chants, d’autres invocations, selon le choix du professeur.

Invocation à Patanjali

YOGENA CITTASYA PADENA VĀCĀM
MALAM ŚARĪRASYA CA VAIDYAKENA
YOPĀKAROTTAM PRAVARAM MUNĪNĀM
PATAÑJALIM PRĀÑJALIR ĀNATO’SMI
ĀBĀHU PURUSĀKĀRAM
ŚANKHA CAKRĀSI DHĀRINAM
SAHASRA ŚIRASAM ŚVETAM
PRANAMĀMI PATAÑJALIM

Je m’incline devant le plus noble des sages, Patanjali, qui apporta la sérénité de l’esprit par son oeuvre sur le yoga, la clarté du discours par son oeuvre sur la grammaire et la pureté du corps par son oeuvre sur la médecine. Je me prosterne devant Patanjali, une incarnation d’Ādiśesa dont la partie supérieure du corps a forme humaine, dont les bras tiennent une conque et un disque, qui est couronné par le cobra à mille têtes.

Écouter

https://youtu.be/dCb0tdMQdU8

Invocation au Guru

GURUR BRAHMA, GURUR VISNU, GURUR DEVO MAHEŚVARAH
GURUR SĀKSAT, PARAM BRAHMA, TASMAI ŚRIGURAVE NAMAH

Le Guru est Brahma, le Guru est Visnu, le Guru est le Dieu Maheśvara (Śiva).
Le Guru est le Brahmane suprême en personne, rendons hommage au Guru.

ŚĀNTIH Mantra

AUM SA HA NĀVAVATU SA HA NAU BHUNAKTU
SA HA VĪRYAM KARAVĀVAHAI TEJASVINĀVADHĪTAMATSU
MĀ VIDVISĀVAHAI AUM ŚĀNTIH ŚĀNTIH ŚĀNTIH

Qu’Il nous protège tous deux !
Qu’Il nous dirige tous deux !
Que nous travaillions tous deux avec vigueur.
Que notre savoir soit illustre.
Puissions-nous ne pas nous haïr.
Aum paix, paix, paix.

Mantra Ganesha

VAKRA TUNDA MAHĀ KĀYA
SŪRYA KOTI SAMAPRABHA
NIRVIGHNAM KURU ME DEVA
ŚUBHA KĀRYESU SARVADA

« Oh ! Ganeśa à tête d’éléphant, oh ! Toi tout puissant, Tu resplendis de mille soleils ! éloigne pour toujours, je t’en prie, tous les obstacles qui pourraient entraver la réalisation de mes bonnes actions. »

LE CHANT DU ĀUṀ

JPEG - 64.8 koPourquoi Om ou Āuṁ ?

« Il est souvent recommandé de répéter le āuṁ. La répétition de āuṁ est considérée comme une méditation. Āuṁ est un mot. Il est symbolique, mais il possède un śabda ou son. Il est composé de trois lettres : ā, u et ṁ. Ces lettres n’ont pas été choisies au hasard. Lorsque vous ouvrez la bouche, la première syllabe prononcée prend la forme du son ā. L’ouverture même de la bouche prononce un ā.

La deuxième syllabe est u qui n’est ni une ouverture ni une fermeture de la bouche, mais un mouvement. Lorsque la bouche se ferme complètement, c’est le son ṁ. La syllabe āuṁ est la base de tous les mots. La création des mots s’appelle śabda brahma. Les mots ont une résonance sonore. Le son a un rythme. Ce son rythmique s’appelle nāda brahma. Il n’est pas possible de produire śabda sans ces trois lettres. C’est pourquoi on considère cette syllabe comme Divine.

L’Âme Suprême n’a pas de nom ni de forme. Les noms et les formes appartiennent au monde des objets, mais le sujet n’a ni nom ni forme. Dieu ne peut pas être exprimé. On donne un nom à un bébé et on l’appelle par ce nom. Par quel nom pouvons-nous appeler le Suprême ? Bien que l’on sache que le Suprême n’a pas de nom, il y a un désir de « L » appeler. Ainsi, le Suprême ou Dieu est appelé de différentes façons.

Āuṁ est la racine de l’expression verbale. Āuṁ commence au niveau du nombril et finit dans la bouche, puis le son retourne dans le nombril. Même une personne muette a son propre mode d’expression du son. Dès l’instant où elle exprime des efforts, la résonance produite est āuṁ. Ce n’est peut-être pas clair pour nous, mais le son qui vient est composé de ā,u,ṁ. Tout comme nous ne pouvons pas vivre sans nourriture, ni air, ni eau, nous ne pouvons pas vivre sans mots. La parole est une expression grossière de mots. Même dans notre processus de pensée, les mots sont présents et les sons existent dans tous nos mouvements.

Āuṁ est appelé praṇava. Ce mot révèle une nouvelle signification à chaque fois qu’il est prononcé. Un nouveau défi apparaît et conditionne le mental à explorer les profondeurs de notre conscience mentale.

Āuṁ dans les Yoga Sutras de Patanjali

I.27 Tasya vācakaḥ praṇavaḥ
Il (Le Divin) est représenté par āuṁ, appelé praṇava.
I.28 Tajjapastadarthabhāvanam
Il faut continuellement répéter āuṁ en ressentant toute sa signification.

Écouter Āuṁ

https://youtu.be/OVutxTOoqms